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ACCORD HISTORIQUE DE SECURITE

ILES SALOMON ET CHINE

Manasseh Sogavare, le Premier ministre pro-Pékin des îles Salomon, a signé mercredi un accord de sécurité avec la Chine. Inquiets des ambitions militaires de Pékin dans le Pacifique, l’Australie et les États-Unis voient cette alliance d’un mauvais œil.

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Pacifique: la Chine et les Îles Salomon signent un accord controversé

Pékin, Chine | AFP | mardi 19/04/2022 – La Chine a indiqué mardi avoir signé un vaste accord de sécurité avec les Îles Salomon, au moment où plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, s’inquiètent des ambitions militaires de Pékin dans le Pacifique.

Les Îles Salomon ont été secouées fin 2021 par des émeutes meurtrières alimentées par le ressentiment d’une partie de la population contre l’influence grandissante de la Chine. 

Des commerces détenus par des Chinois avaient été vandalisés et incendiés à Honiara, la capitale de cet archipel du Pacifique sud, situé à environ 1.500 km de l’Australie.

L’Australie avait été l’un des acteurs de la région à déployer aux Îles Salomon des forces de maintien de la paix, à la demande du gouvernement.

Pékin, qui avait envoyé instructeurs de police et matériel antiémeute, cherchait depuis à renforcer son dispositif de protection sur l’île.

Le mois dernier, une version préliminaire de l’accord avait fuité. 

Le document avait provoqué une onde de choc en Australie, car il comprenait des propositions autorisant des déploiements chinois policiers et navals dans l’archipel.

Canberra et Washington s’inquiètent depuis longtemps de la possibilité que la Chine construise une base navale dans le Pacifique Sud, ce qui lui permettrait de projeter sa puissance maritime bien au-delà de ses frontières.

« Coopération normale » 

Manasseh Sogavare, Premier ministre des Salomon, avait confirmé le mois dernier qu’un accord en matière de sécurité avec Pékin était bien en préparation, mais démenti tout projet de construction d’une base navale. 

« Les ministres des Affaires étrangères de la Chine et des Îles Salomon ont récemment signé l’accord-cadre de coopération en matière de sécurité », a affirmé mardi devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

Il s’agit d’une coopération « normale entre deux pays souverains et indépendants », s’est défendu M. Wang.

L’accord permettra de soutenir « la stabilité à long terme » des Îles Salomon, a-t-il argué.

Ces dernières semaines, l’Australie et les Etats-Unis ont multiplié les efforts diplomatiques pour dissuader les Salomon de se rapprocher de Pékin.

« Nous pensons que la signature d’un tel accord risquerait d’accroître la déstabilisation au sein des Îles Salomon et de créer un précédent inquiétant pour la région des îles du Pacifique dans son ensemble », a estimé lundi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

Dans la foulée, les Etats-Unis ont annoncé l’envoi d’une délégation diplomatique de haut niveau pour une tournée dans le Pacifique, avec les Salomon comme priorité pour contrer les ambitions de Pékin.

La semaine dernière déjà, le ministre australien du Pacifique, Zed Seselja, avait été dépêché à Honiara pour une réunion inhabituelle avec le Premier ministre des Salomon.

Mardi, M. Seselja s’est dit « profondément déçu » par la signature de l’accord, selon un communiqué également signé par la ministre australienne des Affaires étrangères Maryse Payne.

« Nous sommes inquiets à cause du manque de transparence qui a présidé à l’élaboration de cet accord » et de « sa capacité à dégrader la stabilité de notre région », ont ajouté les deux ministres australiens.

Taïwan en ligne de mire 

En novembre dernier, des émeutes avaient secoué trois jours durant ce pays de 800.000 habitants. Les causes de ces violences étaient multiples. 

Outre la colère vis-à-vis du gouvernement et les difficultés économiques aggravées par la pandémie, figurait la rivalité historique entre les habitants de l’île la plus peuplée du pays, Malaita, et ceux de Guadalcanal, où se situe la capitale administrative.

Mais il était aussi reproché au Premier ministre de vouloir forger des liens plus étroits avec Pékin, après avoir brusquement rompu en 2019 les relations de longue date avec Taïwan.

La Chine s’oppose à toute reconnaissance diplomatique de Taïwan, qu’elle considère comme faisant partie de son propre territoire.

Le pouvoir communiste de Pékin en fait un prérequis pour l’établissement de relations diplomatiques avec d’autres pays.

Au moment où Washington cherche à renforcer sa présence dans la région pour contrer l’influence chinoise, les Etats-Unis avaient annoncé en février rouvrir une ambassade aux Îles Salomon, après 29 ans de fermeture.

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L’Australie demande aux îles Salomon de renoncer à leur pacte avec la Chine

Sydney, Australie | AFP | mercredi 12/04/2022 – L’Australie a demandé mercredi aux îles Salomon de renoncer à signer avec Pékin un pacte de sécurité, que Canberra soupçonne d’être le préalable à l’installation d’une présence militaire chinoise dans son voisinage.

Le mois dernier, une version préliminaire de cet accord avait fuité : y était mentionnée l’autorisation de déploiements sécuritaires et navals chinois aux Salomon. L’information avait provoqué l’inquiétude de l’Australie, des Etats-Unis et d’autres nations du Pacifique.

Le ministre australien du Pacifique Zed Seselja a rencontré mercredi à Honiara, la capitale des Salomon, le Premier ministre Manasseh Sogavare.

Il lui a « respectueusement demandé d’envisager de ne pas signer l’accord et de consulter la famille Pacifique, dans un esprit d’ouverture et de transparence régionales, en ligne avec le cadre de sécurité de notre région », a-t-il fait savoir dans un communiqué.

Début avril, M. Sogavare avait assuré qu’il ne permettrait pas la construction d’une base militaire chinoise dans son pays, mais cela n’avait pas suffi à apaiser les craintes de l’Australie et de ses alliés.

Le projet d’accord prévoit notamment que des policiers chinois armés puissent être déployés à la demande des Salomon afin d’y assurer le maintien de l' »ordre social ». Les « forces chinoises » seraient également autorisées à protéger « la sécurité du personnel chinois » et « les principaux projets » de l’archipel.

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La gendarmerie met en garde contre la délinquance numérique

Tahiti, le 6 avril 2022 – Dans post Facebook diffusé mercredi soir, la gendarmerie informe les internautes que depuis le 4 avril, « une action par mail frauduleux réalisée à l’aide d’un cheval de Troie est « perpétrée en Polynésie à destination des particuliers, des institutionnels et des collectivités.

« La délinquance numérique en Polynésie est un phénomène naissant mais qui tend à bien s’installer. Redoublez de vigilance et protégez vos systèmes. »  Dans un post Facebook publié mercredi soir, la gendarmerie informe que des mails frauduleux réalisés à l’aide d’un cheval de Troie circulent en Polynésie depuis le 4 avril. 

La manière d’opérer est la suivante : : l’utilisateur reçoit sur sa messagerie un courriel qui l’invite a cliqué sur un lien malveillant afin de renforcer la sécurité des mots de passe de la suite Microsoft Office (quelque soit la version). Usurpant son identité, les auteurs récupèrent l’ensemble du carnet d’adresses des personnes et peuvent dupliquer à volonté leur action malveillante. Désormais ils ont aussi la capacité de pouvoir accéder à toutes les données de l’ordinateur. 
 

​Conduite à tenir :

– Surtout ne jamais répondre à un courriel qui me demande des coordonnées bancaires, mot de passe et identifiant.
– Ne jamais répondre à un mail inconnu et il est à supprimer immédiatement.
– Changer immédiatement vos mots de passe.
– Signalez la fraude par un dépôt de plainte ou sur la plateforme

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Washington, Londres et Canberra vont développer ensemble des armes hypersoniques

Londres, Royaume-Uni | AFP | mardi 05/04/2022 – Le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Australie ont annoncé mardi qu’ils allaient développer ensemble des armes hypersoniques dans le cadre de leur pacte de sécurité AUKUS visant à contrer l’influence grandissante de la Chine dans la région Pacifique.

Les missiles hypersoniques, qui peuvent atteindre cinq fois la vitesse du son, voire plus, sont plus rapides et plus maniables que les missiles standard, ce qui les rend plus difficiles à intercepter.

Les Etats-Unis avaient testé avec succès, en octobre 2021, cette technologie déjà utilisée par la Russie ou la Chine.

« Nous nous engageons (…) aujourd’hui à commencer une nouvelle coopération trilatérale en matière de moyens de guerre hypersoniques, contre-hypersoniques et électroniques », ont indiqué les dirigeants américain Joe Biden, britannique Boris Johnson et australien Scott Morrison dans un communiqué commun. 

Ils ont également convenu d' »étendre le partage d’informations et d’approfondir la coopération en matière d’innovation dans la défense ». 

En mars dernier, la Russie avait affirmé avoir utilisé des missiles hypersoniques en Ukraine, qui serait la première utilisation connue en conditions réelles de combat de ce système testé pour la première fois en 2018.

Washington, Londres et Canberra avaient annoncé en septembre 2021 le partenariat stratégique AUKUS pour la région indopacifique, visant la Chine mais sans la nommer.

Cette alliance prévoit déjà la livraison de sous-marins à propulsion nucléaire à l’Australie, et les trois pays se sont dits « ravis » mardi des progrès enregistrés dans ce domaine. 

Elle avait toutefois provoqué la colère de Paris en conduisant à la rupture d’un important contrat d’armement passé par la France avec l’Australie. 

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Internet spatial : contrats géants d’Amazon avec trois lanceurs, dont Ariane 6

Colorado Springs, Etats-Unis | AFP | mardi 05/04/2022 – Amazon a annoncé mardi des contrats sans précédent avec trois sociétés de lancements spatiaux, dont l’européenne Arianespace, pour 83 tirs de mise en orbite totalisant des milliers de satellites de sa constellation destinée à l’internet haut débit.

Dix-huit de ces tirs seront effectués par Ariane 6, un chiffre « absolument massif » qui permet au futur lanceur de presque tripler son carnet de commandes, ont indiqué les sociétés en marge d’un congrès spatial au Colorado (ouest des Etats-Unis).

Le mastodonte américain de la vente en ligne, qui se diversifie en particulier dans les services informatiques, a officialisé mardi matin « la signature d’accords avec Arianespace, Blue Origin et United Launch Alliance (ULA) pour la fourniture de services de lancement de charges lourdes dans le cadre du Projet Kuiper, l’initiative d’Amazon visant à accroître l’accès mondial au haut débit grâce à une constellation de satellites en orbite terrestre basse », à environ 600 km d’altitude.

« Les contrats prévoient jusqu’à 83 lancements sur une période de cinq ans, permettant à Amazon de déployer la majorité de sa constellation de 3.236 satellites », a précisé l’entreprise dans un communiqué, en revendiquant « la plus grande acquisition commerciale de lanceurs de l’histoire ».

C’est ULA qui a décroché la plus grosse part des contrats, avec 38 lancements. Cette co-entreprise entre les géants américains Boeing et Lockheed Martin, qui opère depuis Cap Canaveral en Floride (sud-est), va investir pour disposer d’une deuxième plateforme sur ce site emblématique de l’histoire spatiale et qui permettra des « opérations à cadence élevée » pour son lanceur lourd Vulcan Centaur.

De son côté, Blue Origin, qui comme Amazon a été fondée par le milliardaire Jeff Bezos, s’est vu attribuer 37 lancements, dont 15 en option pour son lanceur géant New Glenn. Mais Blue Origin va aussi bénéficier du volet ULA du contrat puisqu’il construit les moteurs des Vulcan Centaur.

Seul acteur non-américain dans ces accords, Arianespace, chargé de la commercialisation des lanceurs européens, se voit donc confier 18 tirs, « un grand moment dans l’histoire » de la société, a commenté son président exécutif, Stéphane Israël, cité dans le communiqué.

Ils seront effectués par Ariane 6, le nouveau lanceur fabriqué comme Ariane 5 aux Mureaux en région parisienne, et qui doit effectuer son premier tir de qualification à la fin de l’année.

Le contrat triple presque le carnet de commandes d’Ariane 6, qui était jusqu’ici de 11 lancements. 

« Pour nous 18, c’était le bon chiffre, à la fois on voulait quelque chose d’absolument massif et ça l’est, c’est de loin le contrat le plus important que nous ayons jamais signé, et en même temps on voulait évidemment tenir nos engagements et garder de la disponibilité pour d’autres clients », outre les quatre lancements annuels destinés aux institutions européennes, a expliqué M. Israël à l’AFP.

Ni le montant du contrat, ni le début de sa mise en œuvre n’ont été précisés par Amazon ou Arianespace. Mais M. Israël a dit s’attendre à « six (tirs) par an sur trois ans ». Chaque Ariane 6 emportera environ 35 satellites de la constellation Kuiper, selon lui.

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DEFENSE : La cyberguerre

#cyberattaque #cybersécurité #franceculture

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Biden assure que l’Asie-Pacifique est toujours stratégique, malgré la guerre en Ukraine

Washington, Etats-Unis | AFP | mardi 29/03/2022 – Le président américain Joe Biden a assuré mardi que la région Asie-Pacifique restait stratégique pour les Etats-Unis face aux ambitions de la Chine, malgré la crise provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Même si nous répondons à la crise en Europe, mon gouvernement soutient fermement une mise en application rapide de la stratégie indopacifique », a assuré M. Biden en recevant à la Maison Blanche le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong.

Les Etats-Unis veulent s’assurer que la région reste « libre et ouverte« , a-t-il dit, en référence à la Chine qui souhaite, selon Washington, contrôler les routes commerciales internationales.

M. Lee a appelé à renforcer les liens entre les Etats-Unis et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), estimant que « cela aide les Etats-Unis à être présents dans la région Asie-Pacifique, approfondit les relations avec ses nombreux amis et renforce ses intérêts stratégiques dans la région« .

Singapour, un pôle commercial régional qui souhaite maintenir de bonnes relations tant avec Pékin que Washington, veut « approfondir » les relations « avec la Chine bien sûr, mais aussi avec d’autres pays », a souligné le Premier ministre de la Cité-Etat.

L’administration Biden considère la région Asie-Pacifique comme le cœur de sa politique étrangère et de défense pour contrer l’expansion de la Chine.

Les deux premières économies mondiales s’affrontent sur le commerce, les droits humains et sur ce que M. Biden appelle plus largement la lutte entre les autocraties et les démocraties.

Mais les inquiétudes sur la Chine, ou sur le lancement récent d’un missile balistique intercontinental par la Corée du Nord, sont éclipsées depuis un mois par l’invasion russe en Ukraine.

L’ombre de la guerre aux portes de l’Union européenne planait également sur la visite de Lee Hsien Loong. Fait rare, Singapour s’est jointe aux sanctions occidentales, notamment sur les transactions financières, en raison de « la gravité sans précédent » de la crise.

Selon un responsable américain, la violation par Vladimir Poutine des frontières internationales « est une menace non seulement pour l’Europe mais aussi pour la région Indopacifique », alors que Joe Biden a menacé le président chinois Xi Jinping, allié de Moscou, de représailles s’il soutient militairement et économiquement M. Poutine.

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Iles Salomon : le Premier ministre annonce un accord « prêt à être signé » avec Pékin

Honiara, Îles Salomon | AFP | mardi 29/03/2022 – Le Premier ministre des Iles Salomon a confirmé mardi qu’un accord de sécurité avec la Chine, qui inquiète l’Australie, était « prêt à être signé », mais démenti toute pression chinoise en vue de la construction d’une base navale.

Dans un discours enflammé devant le Parlement, le chef du gouvernement Manasseh Sogavare a livré peu de détails sur l’accord final, se bornant à assurer qu’il n’y a « aucune intention (…) de demander à la Chine de construire une base militaire » dans le pays. 

« D’où vient cette ineptie ? Le traité de sécurité (…) est négocié à la demande du gouvernement des Iles Salomon », a-t-il poursuivi.

Des médias australiens ont affirmé que l’archipel du sud du Pacifique faisait l’objet de « pressions de la République populaire de Chine pour construire une base militaire dans les Iles Salomon ».

« Nous ne sommes pas sous pression. Nous ne subissons aucune pression de la part de nos nouveaux amis », a martelé M. Sogavare.

Interrogé sur cet accord, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, l’a jugé mardi « conforme au droit international et aux pratiques » en vigueur entre nations.

Il a appelé les pays tiers à « respecter la souveraineté » des Îles Salomon « au lieu de croire avec condescendance qu’ils peuvent leur dire ce qu’elles doivent faire ou pas », a-t-il souligné lors d’un point-presse régulier.

Une version préliminaire de l’accord, qui a fuité la semaine dernière, a provoqué une onde de choc à Canberra, car elle comprenait des propositions autorisant des déploiements sécuritaires et navals chinois dans l’archipel du Pacifique.

Interrogé sur l’état d’avancement de l’accord, M. Sogavare a assuré: « nous allons le finaliser bientôt. Le document est prêt à être signé ».

– ‘Très offensant’ –
Les Etats-Unis et l’Australie s’inquiètent depuis longtemps de la possibilité que la Chine construise une base navale dans le Pacifique Sud, ce qui lui permettrait de projeter sa puissance maritime bien au-delà de ses frontières.

« Nous nous inquiéterons de toute action qui déstabiliserait la sécurité de notre région », a déclaré la semaine dernière le ministère australien des Affaires étrangères.

Il est « très offensant (…) d’être taxé d’inaptitude à gérer nos affaires intérieures ou d’avoir d’autres motivations dans la recherche de notre intérêt national », a affirmé M. Sogavare. 

Assurant que les accords en matière de sécurité liant l’Australie et les Iles Salomon « resteraient intacts », le Premier ministre a déclaré que « pour répondre à nos besoins en matière de sécurité, il est clair que nous devons diversifier nos relations avec d’autres pays ».

M. Sogavare a qualifié de « regrettables » les inquiétudes exprimées par de « nombreux dirigeants » quant à la menace que représente la présence de la Chine pour la sécurité régionale dans le Pacifique.

En novembre, des émeutes ont secoué durant trois jours ce pays de 800.000 habitants. Ces manifestations contre le Premier ministre trouvaient leurs racines dans la pauvreté, le chômage et les rivalités entre îles.

Il lui était aussi reproché de vouloir nouer des liens plus étroits avec Pékin après avoir brusquement rompu en 2019 ses relations de longue date avec Taïwan. Les dirigeants de l’île la plus peuplée, Malaita, s’opposent farouchement à cette décision.

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La Nouvelle-Calédonie sécurise ses communications numériques internationales

Nouméa, France | AFP | mardi 21/03/2022 – La Nouvelle-Calédonie va sécuriser ses liaisons numériques internationales grâce à un second câble sous-marin vers Fidji dont la pose a commencé mardi, et qui doublera celui en service depuis 2008 reliant Nouméa à Sydney.

« C’est important lorsqu’on est comme nous un petit pays, un petit peuple, de bénéficier de tous les progrès technologiques pour s’ouvrir au monde et à notre région. C’est stratégique pour la Nouvelle-Calédonie », a déclaré Louis Mapou, président du gouvernement calédonien, à l’occasion de l’équipement du premier site d’atterrage de ce câble dans le quartier de Nouville à Nouméa.

Baptisé Gondwana-2, ce câble de 1.515 kilomètres de fibre optique jusqu’à Fidji entrera en service en août prochain, et dotera l’archipel français de 270.000 habitants d’une seconde route numérique internationale. Depuis 2008, la Nouvelle-Calédonie est connectée via Sydney par le câble sous-marin, Gondwana-1.

« Ce second câble apporte la sécurité internationale des télécommunications numériques de la Nouvelle-Calédonie. On a pu voir dernièrement à Tonga comment une éruption volcanique avait mis en difficulté toute une économie insulaire », a souligné Yoann Lecourieux, président de l’Office des Postes et Télécommunications (OPT). 

En janvier, Tonga s’est retrouvé coupé du monde après la rupture du seul câble numérique de l’archipel le reliant à Fidji, lors de l’éruption d’un volcan sous-marin.

Gondwana-2 va en outre permettre d’ouvrir des autoroutes numériques entre les trois territoires français du Pacifique, Wallis et Futuna et la Polynésie française étant déjà raccordés à Fidji.

L’OPT développe parallèlement le réseau local via un autre câble, Picot-2, qui va fermer la boucle de raccordement entre la Grande-terre et les îles, et amener le haut-débit à quelque 9.000 usagers potentiels.

Ces deux équipements numériques représentent un investissement de 4,5 milliards CFP (37,5 millions d’euros), financés pour moitié en fonds propres par l’OPT, établissement public de Nouvelle-Calédonie.